En écoutant: La rue Kétanou - Les hommes que j'aime

En écoutant: La rue Kétanou - Les hommes que j'aime

C'était la larme de trop, l'incendie superficielle, l'amer gout de tes mots qui se dressait devant moi, la sensation âpre de s'être menti trop longtemps et qu'à l'ombre des mensonges, rien ne pousse. C'était cette petite phrase que tu as surement déjà oublié mais qui trébuche dans ma tête comme un coup de poing d'un corps à corps jamais avoué. C'est cette petite phrase que tu as écrite sans penser aucun des mots, me dis pas le contraire, je sais que tu mens. Sous mon fond de teint, j'ai des larmes de rasoirs prêtes à détruire chaque morceau de peau. Je n'attends rien ou alors juste pouvoir me blottir dans le creux de l'absence tout en sachant que tu veux ma présence. J'aime le silence rassurant de ce parc, comme une tranquillité absurde auquel je tiendrais encore avant l'errance, avant les rires qui viendraient quel qu'en soit le prix quelques heures plus tard. Comme une fuite devenu nécessaire. C'est étrange comme j'ai besoin de changement, c'est étrange comme je suffoque lorsque tout est immobile. Mais j'm'en fou, puisque je sais que tout est éphémère, l'amour, la vie, l'argent, le vent, toi, moi. Je sais que rien ne dure. Je sais le bruit de l'attente et l'irrépressible envie de toi et je continuerais à rechercher dans chaque seconde, le peu de poésie qui manque à ma vie. Je sais le bruit des corps rongés par le mépris, rongés par les nuits noires, tremblant d'incertitude sous la lente valse du lierre s'agrippant à cette vielle maison en pierre. Offre-moi alors, une bise, une brise, un brève moment... Oh comme j'aimerais pouvoir dire tous ces mots qui m'écorchent la gorge.
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# Enviado el martes 11 de noviembre de 2008 14:26

Modificado el martes 11 de noviembre de 2008 14:37

"Ne regardez pas en arrière et ne pleurez pas sur le passé, car il est passé et ne vous en faîtes pas pour le futur, car il n'est pas encore arrivé. Vivez dans le présent, et faites-en quelque chose de magnifique qui vaille la peine qu'on s'en rappelle." Ida Scott Taylor

"Ne regardez pas en arrière et ne pleurez pas sur le passé, car il est passé et ne vous en faîtes pas pour le futur, car il n'est pas encore arrivé. Vivez dans le présent, et faites-en quelque chose de magnifique qui vaille la peine qu'on s'en rappelle." Ida Scott Taylor






Moi-même je m'y perds, je me perds.
J'ai beau refermer doucement les portes, tout claque à l'intérieur. Ma peau, mes os ont un peu froid.
J'ai beau chausser mes bottes, enfiler pulls sur pulls, rien non ne change. Toujours ces frissons s'accrochent à mes pores. Il n'y a plus de soleil pour réchauffer ma peau, maintenant que j'y pense.






Il y a juste cette route où je marche, inlassablement. Et rien, non ne change, j'aimerais pourtant que tout soit différent, ne plus me laisser porter comme je le fais si bien, si souvent. Tout se niche dans le ventre, ce bordel qui n'appartient qu'à moi. L'oubli me ronge et je dois maintenant rester dans l'ombre de nos mensonges. A croire que le fait d'avoir été si proches nous a éloignés. J'aimais bien quand on échangeait des mots entre les grains de sable tu sais. Je n'ai jamais su comment ne pas céder à la solitude, c'est un peu ma seconde peau. On ne m'a pas appris à apprivoiser la tristesse, ni tout ce qui émane des phrases trop souvent criées, ou pas assez. Je ne fais que serrer mon c½ur. Tout le temps. Nos souvenirs se voilent. J'aimerai un jour que tu voies comme j'ai changé et comme mon amour, lui, reste inchangé. J'aurai pu mettre mon corps à nu et te conter mes plus beaux maux mais je suffoque de trop de non-dits, de trop de coup de feux. Les nuits ne sont plus orangées, et toujours m'écorchent la gorge. Comme ces mots que je ne dis pas. Et j'ai essayé tu sais, d'y croire un peu, de me faufiler sous ton manteau et de retenir tes battements de c½ur mais il n'y avait que ma respiration que je retenais. J'ai failli crier. Failli, toujours ne faire les choses qu'à moitié, ou ne rien faire du tout. Par peur. La laisser encore et toujours couvrir l'espoir d'aller mieux, d'aller tout court. J'aperçois parfois le soleil dans tes yeux quand il n'y fait pas trop froid.
Tu n'es pas toujours là pour me rappeler que le bonheur existe, tu n'es pas là, jamais. Et toujours ça me tient. J'aime penser à ces couloirs qu'on a parcouru ensemble, je ne sens la vie que quand ton souffle passe dans mon cou. A croire que je ne sais vivre par moi-même. J'ai besoin de bras pour m'étouffer, me cacher. M'oublier. J'ai pourtant de douces utopies au creux du c½ur. Laisser filer le temps sans retenir les minutes les plus belles qui s'égrènent, ne plus courir après l'amour mais le laisser frapper à ma porte. Avec le vent. Ne plus enfouir ces cris silencieux. Remplir mes yeux avec autre chose que du vide. Mais toujours je m'enferme dans mes nuits noires, dans mes silences honteux. Je meurs avant de vivre, je pleure avant que tu ne me quittes, j'accroche à ma peau le mélodrame de la vie. Je prône les « non » plutôt que les « oui ». Et enfin j'agonise. Puissent un jour mes larmes s'assécher. Et ta main qui déjà m'échappe. Pardonne mes craintes. J'ai des appels à l'aide au bout de la langue, et un petit c½ur qui tangue. Je laisserais encore tes silences me transcender. Pitié donnes-moi l'envie de rester et non de fuir. Je veux pouvoir te suivre encore longtemps, dans ces couloirs de la débauche, de nos rires.
Promets-moi l'impossible, l'inconditionnel. Rappelles-moi ce qu'aimer veut dire.

# Enviado el miércoles 17 de diciembre de 2008 13:12

Modificado el martes 27 de enero de 2009 14:06

Des mots d'amour. Des maux d'amour. Démo d'amour.

Des mots d'amour. Des maux d'amour. Démo d'amour.
C'est trop tard pour t'affronter. Adieu. Il a fallu du temps c'est vrai. Mais aujourd'hui je te tire mon plus beau sourire. Pour te dire que c'est fini. Ces larmes se volatilisent. Comme un adieu dans une de ces vieilles gares. Je m'en vais. Je ne connais pas ma destination. Je suis bien. Ton image ne m'inspire que de la haine. Nos promesses meurent. La mort oui, celle de notre histoire. Celle qui devait être impossible mais invincible. J'en tire une belle leçon. On m'avait déjà prévenu. Mais à quoi bon. Qui peut tenir en face de mots doux, d'un de ces sourires, d'une odeur? J'aurais voulu d'une histoire. Comme celle qu'on me racontait. Avant de dormir. Le Bonheur. Coincée dans un tunnel sombre que je croyais lumineux, j'arriverais au bout un jour. Un jour lointain ou proche, dur ou simple. Ma jambe trépasse, et mon dos craque. Rien brusquer, rien laisser partir, trouver le juste équilibre. Équilibre extrême de l'équilibriste du cirque. Mais quel est ce cirque? Va-t-il s'arrêter un jour? Ce tunnel infini? Infinité de mes actions si brèves, et si futiles, je n'avance pas, je ne mouille pas, je ne prends peut être pas assez de risques. Mais de l'autre côté, je suis seule dans ces pas difficiles à faire, je suis seule actrice de mes envies, alors comment communiquer? Comment expliquer ce désaccord, ce contraste de mes actions et de mes gestes? Comment peut-on penser que le destin entre en jeu? Le destin n'est que trop peu là, il choisit tout de travers. L'une dyslexique mais plus seule. L'autre, félicitée mais trop souvent seule. Dyslexique de l'amour. Comme s'il fallait choisir son camp entre son ½uvre personnelle et sa vie affective. Situation extrême, il y aura une finalité, bonne ou mauvaise, non, bonne. Après tant d'échecs, le destin est obligé de m'accorder une faveur. Situation extrêmement compliquée à gérer, mais rien n'est impossible, il suffit que je me bouge. De courir sans aller trop vite. D'avancer sans trébucher. De ne pas se retourner. De regarder face à soi. D'affronter les évènements. De ne pas échouer. N'échoue pas. Non, je ne peux pas échouer, ça serait trop dur. Un poids extrême sur mes frêles épaules, rien n'est impossible. L'heure du jamais à sonner d'un glas profond qui résonnera
toujours dans ma tête.



Les souvenirs devastent. Partir avant qu'il ne soit trop tard.

# Enviado el domingo 01 de febrero de 2009 07:53

Modificado el domingo 01 de febrero de 2009 08:05